Les tâches qu’un dirigeant ne devrait plus jamais faire lui-même (et comment les déléguer efficacement)

Les tâches qu’un dirigeant ne devrait plus jamais faire lui-même (et comment les déléguer efficacement)
April 15, 2025

Il y a deux types de dirigeants : ceux qui sont indispensables partout… et ceux qui font grandir leur boîte.
Tant qu’un dirigeant reste au centre de toutes les décisions, toutes les validations, tous les process… il ralentit la croissance. Et surtout, il bloque la valeur de l’entreprise à la revente.

Chez Scale2Sell, on accompagne des dirigeants qui veulent franchir un palier ou préparer une cession. Et il y a une étape incontournable : faire le tri dans ce que le dirigeant doit vraiment continuer à faire… et tout le reste.

Pourquoi c’est un enjeu stratégique, pas seulement organisationnel

Un repreneur ou investisseur va se poser une question simple :

“L’entreprise fonctionne-t-elle sans son dirigeant ?”

S’il découvre que tout dépend du fondateur, il prendra peur.
Car le jour où le dirigeant part (ou tombe malade, ou prend du recul), le business s’arrête.

À l’inverse, un dirigeant qui sait déléguer les bonnes tâches aux bonnes personnes montre qu’il a structuré une entreprise, pas seulement un job auto-créé.

Les 3 erreurs fréquentes dans la délégation

1. Confondre “faire” et “contrôler”

Déléguer ne veut pas dire lâcher complètement. Mais si le dirigeant vérifie tout dans le détail, il reste l’engorgement central. Déléguer efficacement, c’est faire confiance tout en gardant les bons indicateurs.

2. Ne pas structurer ce qu’on délègue

Donner une tâche floue (“tu gères les clients”) sans process ni périmètre clair, c’est courir vers l’échec.
👉 Une délégation réussie s’accompagne d’objectifs clairs, de règles du jeu, et d’un minimum de formation.

3. Continuer à faire certaines tâches “par habitude”

“Ça va plus vite si je le fais”, “J’aime bien garder la main”… C’est humain. Mais à long terme, ces habitudes coûtent cher en énergie, en focus stratégique, et en valorisation de l’entreprise.

Les tâches qu’un dirigeant ne devrait plus jamais faire lui-même

Voici une liste non exhaustive, à adapter selon le niveau de maturité de l’entreprise. Mais passé un certain stade (15 salariés ou 3M€ de CA), ce ne sont plus vos sujets.

🔧 Les tâches opérationnelles

  • Gérer les relances de factures ou la paie
  • Publier sur les réseaux sociaux ou faire les visuels
  • Organiser les plannings ou les déplacements
  • Créer les devis ou envoyer les factures

👉 Ces tâches doivent être déléguées à une assistante de direction, un office manager ou des outils automatisés.

📞 La gestion commerciale de bout en bout

  • Répondre à tous les leads entrants
  • Faire les démos ou les devis soi-même
  • Négocier chaque contrat

👉 Le dirigeant peut rester impliqué dans les grands comptes ou deals stratégiques, mais il doit s’appuyer sur un ou plusieurs commerciaux formés et processés.

📊 Le reporting ou l’analyse financière brute

  • Télécharger les relevés bancaires pour suivre la tréso
  • Mettre à jour les tableaux Excel de pilotage
  • Faire les rapprochements comptables

👉 Ces missions doivent être gérées par un DAF externalisé ou une assistante financière, avec un système de reporting régulier.

🧩 Le traitement des urgences du quotidien

  • Répondre aux mails à toute heure
  • Gérer les bugs techniques ou les litiges clients
  • Sauter sur toutes les notifications

👉 Le rôle du dirigeant est de créer les conditions pour que l’entreprise tourne sans lui en cas d’imprévu, pas de résoudre lui-même tous les incidents.

Comment bien déléguer : les 4 étapes clés

1. Lister tout ce que vous faites dans une semaine

Pendant une semaine, notez tout ce que vous faites. Sans filtre. Ensuite, classez :

  • Ce que vous seul pouvez faire (vision, stratégie, réseau, recrutement clé)
  • Ce qui pourrait être délégué avec un peu de méthode
  • Ce que vous devez absolument arrêter de faire

2. Définir des fiches de mission simples

Pour chaque poste ou délégation, posez :

  • Les objectifs
  • Les livrables attendus
  • Les indicateurs de suivi
  • Le niveau d’autonomie

3. Former et accompagner dans la durée

Une bonne délégation, c’est aussi un bon transfert de compétences. Prévoyez un temps de passation, des points réguliers, et une vraie montée en autonomie.

4. Automatiser ce qui peut l’être

Avant de déléguer à un humain, demandez-vous si un outil ou un process peut faire le job.
Un bon CRM, un outil de gestion de projet ou une automatisation comptable peuvent libérer des heures chaque semaine.

À retenir :

Un dirigeant ne crée pas de valeur en exécutant. Il en crée en orchestrant.
Et plus vous déléguez intelligemment, plus vous augmentez la valeur de votre entreprise, sa résilience, et votre liberté.

Chez Scale2Sell, on aide les dirigeants à reprendre le contrôle de leur temps… en lâchant le bon niveau de contrôle.

Allez plus loin, échangez avec un partner !

Coraline
Coraline
Thieller
Partner Délégation

Coraline Thieller est partenaire chez Scale2Sell, où elle pilote la mise en place et l’organisation de l’assistanat au sein des entreprises accompagnées.Spécialiste des opérations et de la structuration des fonctions support, elle aide les dirigeants à déléguer efficacement, à fluidifier leur quotidien et à se recentrer sur leur rôle stratégique.

Avant de rejoindre Scale2Sell, Coraline a accompagné de nombreuses startups et PME dans leur structuration interne, en s’appuyant sur une approche à la fois humaine, pragmatique et orientée résultats.

Réactive, bienveillante et ultra opérationnelle, Coraline est la garante d’une assistante qui devient un vrai levier de performance.

Maman de 2 garçons de 15 et 5 ans, Coraline est basée à Aix en Provence